Dossier de presse – « Big fertility », GPA et business aux Etats-Unis


3 expériences de GPA dans 3 contextes différents : un triple choc !

 

 

La GPA aux Etats-Unis : rien à voir avec une exploitation de la femme ?  

Réponse avec le témoignage de Kelly, exceptionnellement présente en France

 


La gestation pour autrui (GPA) est souvent présentée comme respectueuse de la femme et de l’enfant lorsqu’elle est pratiquée de manière « encadrée » dans un certain nombre de pays ou d’Etats des Etats-Unis.

Un conte de fée d’après les promoteurs de la GPA

Pour faire la promotion de cette pratique et militer pour sa légalisation, des commanditaires de GPA témoignent régulièrement en France de leur expérience, expliquant que tout se déroule parfaitement grâce aux agences qui veillent sur l’ensemble du processus et grâce aux avocats qui s’assurent que le cadre juridique est respecté. Ils soulignent aussi, systématiquement, que les mères porteuses sont volontaires et qu’elles acceptent le principe du contrat de mère porteuse en connaissance de cause. Ils précisent également que cela ne pose aucun problème pour la femme concernée parce qu’elle est suivie médicalement et parce qu’elle est rémunérée ou indemnisée (selon les Etats américains ou les pays). Les promoteurs et militants pro-GPA affirment également que la mère porteuse « sait que ce n’est pas son enfant » : elle est donc souvent présentée comme « femme » porteuse et non comme « mère » porteuse. Paradoxalement, ils reconnaissent également que la mère porteuse garde des liens (par Skype le plus souvent) avec les enfants qu’elle a attendus et mis au monde. Un véritable conte de fée…

Une triple expérience unique de mère porteuse

Kelly a réalisé trois gestations pour autrui : deux par l’intermédiaire d’agences américaines, pour un couple homme-femme espagnol et pour un couple d’hommes français. Tirant les conclusions des méthodes et de la réalité des agences commerciales de GPA, elle a réalisé une troisième GPA de manière directe, c’est-à-dire sans l’intermédiaire d’une agence, avec un couple homme-femme américain qui lui a été présenté. Ce sera sa dernière GPA.

« Big fertility », un film événement

Kelly était la mère porteuse idéale : les grossesses et les accouchements s’étaient très bien passés pour les trois enfants qu’elle a eus avec son mari, raison pour laquelle elle a intéressé les agences et les couples. Agée aujourd’hui de 34 ans, Kelly a donc eu cinq autres enfants dans le cadre des gestations pour autrui qu’elle avait consenties à faire.

La Manif Pour Tous a convié Kelly à venir en France à l’occasion des Journées internationales des droits de l’enfant (20 novembre) et de lutte contre les violences faites aux femmes (25 novembre) : le mouvement lancera en France, avec Kelly, et la réalisatrice Jennifer Lahl, la version française du film « Big fertility » sur la GPA aux Etats-Unis. Ce film documentaire est retenu dans la sélection officielle du Silicon Valley International Film Festival.

Les dangers de la transcription automatique

Attention aux contes de fée ! L’incroyable expérience de Kelly, avec trois gestations pour autrui dont les contextes diffèrent à chaque fois, est aussi à mettre en regard de la volonté actuelle de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, d’automatiser la retranscription des actes de naissance des enfants nés de GPA à l’étranger. Cela relativiserait considérablement l’interdiction légale de la GPA inscrite dans le droit français. Comme le disait Manuel Valls lorsqu’il était Premier ministre : « autoriser la transcription automatique des actes étrangers, cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA ». Il rappelait alors que la GPA « est une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes. » Et il ajoutait qu’ « il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée… tout en affirmant qu’ils sont responsables de l’éducation des enfants, c’est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs. Il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l’étranger. »

 


Production et diffusion aux Etats-Unis : The Center for Bioethics and Culture
Réalisatrice : Jennifer Lahl
Sortie aux Etats-Unis : 17 septembre 2018
Sortie et diffusion en France : 20 novembre 2018 – La Manif Pour Tous
Canal de diffusion : http://bigfertility.lamanifpourtous.fr/ (gratuit)
Durée :
45 minutes


 

Découvrez le film-documentaire en intégralité :