GPA

Alors que la GPA, ou trafic des mères porteuses, constituait encore jusqu’à peu un interdit infranchissable, plusieurs députés et membres de gouvernement d’Edouard Philippe, dont Marlène Schiappa et Gabriel Attal, se disent favorables à une discussion sur le sujet. Il s’agit en effet de préparer le terrain, alors que le gouvernement milite pour la légalisation de la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes. Car une fois le droit à l’enfant accordé à toutes les femmes viendront les mêmes revendications, mais de la part des hommes, et de toute personne ou couple, désireux d’avoir un enfant, quel qu’en soit le prix.

+
Qu’est-ce que la GPA ?

+
Procréation par la sélection

+
L’abandon pour principe initial

+
La GPA, une pratique dangereuse et coercitive

+
La GPA éclate la filiation

+
La GPA, un trafic lucratif

+
La GPA, un imbroglio juridique inextricable

+
La GPA, un esclavage contraire aux droits de l’Homme

+
“Des fantômes de la République” ?

A retenir

La GPA est un esclavage moderne qui vise à louer les capacités reproductives d’une femmes pour le compte de tiers (couples H/F, H/H, ou personnes seules).

La GPA éclate la filiation : un enfant peut avoir jusqu’à 6 parents (la mère porteuse et son mari, père par présomption de paternité, la donneuse d’ovocyte, le donneur de sperme, les parents d’intention).

La GPA est une technique eugéniste ; tout est sélectionné tout au long du processus : la donneuse, le donneur, la mère, les embryons, le sexe.

La GPA met en danger la mère porteuse : parce qu’elle porte un enfant qui n’a aucune cellule en commun avec elle, cette grossesse est comme une greffe que le corps médical impose à son corps à coup d’hormones.

La GPA est une pratique coercitive : parce qu’ils ont payé, les commanditaires dictent à la mère porteuse ce qu’elle peut boire, manger, se déplacer, de ne pas avoir de rapport sexuel avec son mari, etc. tout au long de sa grossesse.  

La GPA est un marché : les chiffres sont opaques car la pratique est illégale dans la majorité des pays. Ce marché s’élèverait à 5 milliards de dollars. Un enfant coûte entre 25 000 dollars et 150 000 dollars en fonction du pays de la mère porteuse.

Les enfants nés de GPA ont une nationalité : celle de leur pays de naissance d’abord ; celle du pays de leurs parents commanditaires ensuite. En France, la nationalité française est accordée après 5 ans de résidence sur le sol français.

La GPA est un abandon : la mère porteuse s’engage à abandonner son enfant contre de l’argent, ou dans certains cas, dits “éthiques”, gratuitement. Un déchirement quand on sait qu’une femme garde les cellules de l’enfant qu’elle a porté pendant 30 ans après la naissance.