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Valeurs Actuelles titre : “Manif pour tous : le Défenseur des droits condamne les violences policières”


Polémique. Selon un rapport du Défenseur des droits, la répression policière à l’occasion de certains rassemblements de la « Manif pour tous » était particulièrement excessive.

Le ministère de l’Intérieur rappelé à l’ordre. En effet, comme le révèle Le Point, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a tranché en faveur des militants opposés au mariage homosexuel qui s’estimaient victimes de violences policières lors des manifestations de la fin de l’année 2013. Plus spécifiquement, l’ancien garde des Sceaux va dans le sens des « mères veilleuses » – une quarantaine de mères de familles- qui avaient déposé un recours après avoir été « mises en cage » pendant deux heures alors qu’elles se recueillaient pacifiquement aux abords du mur de la paix, au Champ de Mars.

Ainsi, le  Défenseur des droits a conclu que « la mesure était manifestement disproportionnée, au regard de sa durée et du risque quasi inexistant de trouble que les manifestantes étaient susceptibles de causer à l’ordre public ». Une décision saluée par l’avocat du collectif, Henri de Beauregard qui s’exprimait dans les colonnes de l’hebdomadaire. « Le ministère de l’Intérieur doit s’expliquer et en tirer les conséquences, souligne l’avocat du collectif, maître Henri de Beauregard. L’État est rappelé à l’ordre et tenu de fournir des explications et des éléments sur ce qu’il envisage de mettre en oeuvre pour que les choses changent à l’avenir ».

Une décision tardive

Toutefois, le conseil de la Manif pour tous déplore que cette « reconnaissance » arrive avec deux ans de retard. « Cette décision vient évidemment tard, mais elle permet de dire aux gens que ce qu’ils ont ressenti était vrai. Ce sont des événements dont ont été victimes plusieurs milliers de personnes. Plusieurs centaines ont fait l’objet de mesures injustifiées ou totalement disproportionnées », souligne Henri de Beauregard qui espère que d’autres condamnations suivront.

Comme le rappelle Le Point, deux plaintes sont encore en cours d’examen pour des « encagements » de sympathisants Manif pour tous, en marge de déplacements présidentiels à La Roche-sur-Yon, où trente personnes avaient été encagées plusieurs heures durant par un cordon de CRS, et à Nancy.