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Révision de la loi bioéthique : « Nous faisons face à un mépris du gouvernement »


Monologue ? Dialogue de sourds ? Difficile de trouver le bon mot pour qualifier l’audition, le 3 décembre, de huit représentants d’Alliance Vita, des Associations familiales catholiques (AFC), de La Manif pour tous et des Poissons roses par la Commission spéciale Bioéthique du Sénat. Pendant plus d’une heure, les membres du collectif Marchons enfants se sont succédé, sans être interrompus. Privation de père, marchandisation du corps, porte ouverte à la gestation pour autrui, instrumentalisation de l’embryon, soumission au business de la bio-économie, nihilisme juridique… de nombreux arguments ont été présentés par les opposants au projet, à deux semaines de la fin des auditions qui précèdent l’examen proprement dit du texte en commission.

Mais, si l’atmosphère de l’audition était nettement moins tendue que celle d’octobre à l’Assemblée nationale, elle n’a donné lieu à aucune vraie discussion. « Vous avez été tellement complets dans vos propos que pour ma part je n’ai pas de question à vous poser, puisque je crois que vous avez exposé l’intégralité de vos arguments… », a réagi Muriel Jourda, sénateur Les Républicains (LR), rapporteur du projet de loi invitée à prendre la parole par le président de la Commission, le sénateur LR Alain Milon. Seules trois questions ont été posées par la douzaine de sénateurs présents (sur les 37 membres de la commission). « Je dirais que plus on avance et plus on réfléchit », a confié de son côté Marie Mercier, sénateur LR de Saône-et-Loire, « mais aussi que plus on avance et plus on recule. On n’a pas d’idée préconçue. […] Nous sommes dans l’accueil et dans une forme de don, mais nous avons le droit d’être aussi parfois à contre-courant des médias, des uns et des autres. Peut-être que pour nous la vertu est au milieu de la rivière… » Comprenne qui pourra !

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