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«Quand les progressistes veulent en finir avec la condition sexuée»


CHRONIQUE – Dans Du contrat sexuel (PUF), le philosophe Cédric Lagandré explore avec brio les fondements et les présupposés de la judiciarisation de la sexualité.

Après la vague MeToo, une société néerlandaise eut l’idée de lancer une application standardisée pour certifier le consentement sexuel. Legal Fling permettait de garantir, via le blockchain, l’agrément des deux parties et d’éviter ainsi les situations de harcèlement. Anecdotique, cette application n’en est pas moins révélatrice de la volonté contemporaine de contractualiser la sexualité, afin que celle-ci échappe à la sphère obscure et indécise du désir pour gagner celle de la transparence et de l’autonomie. Derrière, l’idée d’un consentement qui serait aussi net et sans ambiguïtés qu’une signature en bas d’un parchemin.

Dans Du contrat sexuel (PUF), le philosophe Cédric Lagandré explore avec brio les fondements et les présupposés de cette judiciarisation de la sexualité, et ce qu’elle révèle de notre rapport au réel. La libération sexuelle absolue nous a fait croire à la possibilité d’une sexualité volontaire et sans drame, débarrassée de millénaires de culpabilité chrétienne et des normes

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