Image - Le Parisien

Projet de loi bioéthique : que disent les études sur les enfants nés de PMA ?


Les pro procréation médicalement assistée pour toutes mettent en avant des études sur l’épanouissement des enfants, dont les conclusions sont nuancées par d’autres.

 

Un enfant né de PMA peut-il grandir dans d’aussi bonnes conditions qu’un autre? Cette question est au cœur des débats parlementaires sur le projet de loi bioéthique, qui ont débuté ce mardi et vont durer plusieurs semaines.

D’un côté, les partisans de la PMA pour toutes mettent en avant plusieurs études menées sur des enfants nés sans père, et qui n’ont pas relevé de problème particulier. De l’autre, les anti ou ceux qui se disent « prudents » alertent sur la superficialité ou l’aspect « partisan » de ces travaux.

Ces études ont été en grande majorité réalisées dans le monde anglo-saxon (Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, etc). Il en existe quelques dizaines d’envergures différentes, menées essentiellement depuis le début des années 2000. L’une des principales a été publiée l’an dernier dans le New England Journal of Medicine.

 

Des conclusions qui vont dans le même sens

Des enfants ou des adultes nés de PMA passent une série de tests et d’entretiens, pour évaluer si leur épanouissement personnel est conforme à celui des autres personnes. « Ça ressemble à des tests de QI mais en plus poussées, et avec aussi des entretiens et des évaluations psychologiques », illustre le député LREM Jean-Louis Touraine, rapporteur du projet de loi bioéthique.

Toutes semblent conclure que les enfants nés de PMA n’en souffrent pas dans leur vie. « Pour ces enfants, la seule chose qui compte c’est l’attention et l’amour. C’est-à-dire que des adultes leur consacrent du temps et qu’ils se sentent aimés. Et ils ont un atout, c’est qu’ils ont particulièrement désirés et attendus », poursuit le parlementaire et médecin de profession

La psychiatre Nanette Gartrell, qui dirige aux Etats-Unis la National Longitudinal Lesbian Family Study, a expliqué au Monde que ces « adolescents et jeunes adultes de 25 ans se portaient aussi bien, voire mieux, que l’échantillon représentatif de la population générale auquel nous les avons comparés ».

 

Des études jugées « partisanes »

Auditionné par la commission spéciale de l’Assemblée nationale le 28 août dernier, le président du Conseil consultatif national d’éthique (CCNE), Jean-François Delfraissy avait lui aussi estimé que « ces études sont toutes rassurantes sur le devenir de ces enfants ».Alors, débat réglé ? Absolument pas, à en croire certains médecins ainsi que les opposants à la PMA, qui pointent essentiellement des questions de forme.

Lire la suite sur le site de Le Parisien