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Olivia Sarton : « Des acteurs financiers poussent pour libéraliser le marché de la PMA en France »


Business, pressions politiques, risques pour la santé… Dans son livre PMA : ce qu’on ne vous dit pas (ed. Téqui), Olivia Sarton, directrice scientifique de l’association Juristes pour l’enfance, révèle la face obscure de la fécondation in vitro et de ses dérivés.

Une grande partie de votre ouvrage est consacré au « gigantesque marché de la PMA ». Que représente-t-il aujourd’hui en France et dans le monde ?

Selon une étude réalisée par McDermott, Will, and Emery, un cabinet d’avocats de premier plan, le marché mondial des services de fertilité – qui recouvrent aussi bien la PMA, la conservation des gamètes que la GPA… – devrait atteindre les 31 milliards de dollars en 2023, soit deux fois plus qu’en 2016 (environ 17 milliards de dollars).

En France, le poids des actes liés à la PMA, sur la totalité de ceux pris en charge par la Sécurité sociale, a été chiffré par la Cour des comptes en 2019, mais pour l’année 2016, à 295 millions d’euros. Depuis, on peut penser que ce chiffre frôle les 350 millions d’euros. Notre législation, encore assez contraignante, explique que ce marché soit encore très restreint en France par rapport à d’autres pays. C’est pour cela que les acteurs de ce marché, qui s’annonce extrêmement lucratif, veulent déverrouiller la législation française pour pouvoir y accéder librement.

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