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Bioéthique: une révolution sociétale au cœur de l’été


Le projet de loi controversé revient, ce lundi, devant l’Assemblée. Ses opposants dénoncent une manœuvre «à la sauvette» et «au forceps».

Terrain miné pour la dernière réforme de l’été. La première pour le gouvernement Castex. Lundi, le projet de loi de bioéthique, avec sa mesure phare, la PMA pour toutes, arrive en deuxième lecture à l’Assemblée nationale.

Malgré sa charge polémique, ce texte, né d’une promesse présidentielle d’Emmanuel Macron, a survécu à la crise du Covid-19 comme à celle des «gilets jaunes». La grande réforme sociétale du quinquennat fait figure de rescapée de l’année 2020. Pour la majorité, ce projet de loi controversé ne pouvait pas attendre et, pour le faire voter, le gouvernement mise sur le cœur de l’été. Quelque 2300 amendements ont été déposés. Ils devront être examinés dans un temps législatif programmé de 25 heures.

L’examen s’annonce acrobatique
«C’est le texte de tous les dangers mais il a été très bien préparé», avait estimé Emmanuel Macron en septembre dernier. La deuxième partie de sa phrase est-elle toujours d’actualité? Après un an de travaux législatifs, les défenseurs de cette loi assurent qu’elle est loin de passer «à la sauvette», «en catimini» ou «au forceps». Mais son examen, entre le 27 et le 31 juillet, en session extraordinaire, s’annonce acrobatique.

Certes, les parlementaires devraient sans surprise approuver l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules. Tout comme l’autoconservation des ovocytes pour les femmes qui voudraient procréer plus tard, ou encore l’accès à l’identité des donneurs pour les personnes nées d’un don.

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