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22 sénateurs LR votent en faveur de la PMA pour toutes


Vingt-deux sénateurs Les Républicains ont voté en faveur de la PMA élargie à toutes les femmes, le 22 janvier dernier au Palais du Luxembourg. L’étiquette LR ne serait donc plus synonyme de conservatisme.

« Il y a un problème du côté de la droite », a asséné Ludovine de la Rochère à la suite du vote du premier article du projet de loi bioéthique relatif à l’extension de la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes, le 22 janvier dernier. Vingt-deux sénateurs LR ont en effet soutenu l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens et à la PMA pour les femmes seules, contre 87 sénateurs LR défavorables et 23 abstentions. Pire encore, le président LR de la commission des affaires sociales, Alain Milon, est un « homme qui avait déjà proposé en 2011 de régulariser la GPA », souligne la présidente de la Manif pour tous, et Gérard Larcher, le président du Sénat, du même bord politique, s’est dit ouvert sur le sujet de la PMA, lors de sa conférence de presse de rentrée en septembre 2019.

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La Manif pour tous en colère

La présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère pense avoir trouvé la raison du revirement idéologique de certains sénateurs LR : « Ces politiques de droite ont peur de ne pas être dans l’esprit du temps et que l’idée qu’un jour cela puisse leur être reproché guide leur vote. » Tous les soirs présente devant le Palais du Luxembourg pour lutter contre ce projet de loi, la figure de la marche du 19 janvier dernier déclare que « tous ces élus seront responsables de l’avenir de 70 000 enfants qui ne sauront pas dans dix ans ce qu’est un père ».

La présidente de la Manif pour tous compte à présent sur les « sénateurs abstentionnistes pour que chacun d’entre eux vienne voter ». Déterminée à se battre contre cette PMA sans père, Ludovine de la Rochère se réjouit toutefois que l’auto-conservation des gamètes sans motif médical n’ait pas été adoptée et que ces modifications du projet de loi « montrent qu’il n’y a aucun consensus parmi les élus comme voudrait nous le faire croire le gouvernement ».

Roger Karoutchi, pour sa part, a réussi à faire adopter son amendement contre la notion de filiation d’intention qui « interdit explicitement l’établissement de deux filiations maternelles ou paternelles à l’égard d’un même enfant ». Ce dernier a, en outre, voté contre la PMA post-mortem et la PMA issue d’un double don de gamètes. L’ancien conseiller régional d’Ile-de-France a aussi voté contre le remboursement de ce qu’il considère être « un souhait de vie, et qu’il n’y a pas de raisons que cette liberté soit financée par la solidarité ». Mais il ne se fait pas d’illusions quant à la décision finale de l’Assemblée nationale d’abroger son amendement.

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