Chronique – Le stéréotype de la violence des hommes, ou le degré zéro des arguments en faveur de la PMA sans père

L’Association des Parents et futurs Parents Gays et Lesbiens (AGPL) défend ardemment la PMA sans père. Elle a été auditionnée cette semaine par la commission parlementaire en charge de la préparation de la révision des lois bioéthiques. Sa co-présidente, Marie-Claude Picardat, a notamment déclaré : « une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint et les enfants souffrent de ces situations. Avoir un père ce n’est pas toujours une bonne chose ».

S’appuyer sur un argument d’une telle nature est une ineptie. Peut-on hiérarchiser les couples et prétendre que certains sont mieux que d’autres en termes de violence ?
Ce faisant, la présidente de l’APGL tombe complètement dans les stéréotypes de la « douceur », de la « gentillesse » des femmes, stéréotypes dont il y a fort à parier qu’elle les combat par ailleurs avec la plus grande vigueur.

Pour mémoire, en 2016, 109 femmes et 28 hommes ont trouvé la mort à la suite de violences commises par leur mari/femme, concubin(e), pacsé(e) ou ex.

Cet argument a également été repris par Alice Coffin. Journaliste et militante LGBT, elle a récemment déclaré « Moi, pour l’instant, le fait de ne pas avoir d’homme, ça m’évite d’être violée, d’être tuée, d’être tabassée ».

Une telle affirmation ne trahit-elle pas une haine de l’homme, une haine de l’autre, ce qu’Alice Coffin assure combattre à longueur d’articles et de prises de parole ?

Cet argument de la violence des hommes est le degré zéro des arguments en faveur de la PMA sans père.

Alice Coffin d’ailleurs, quoique farouchement anticlérical, est chargée du cycle de master

Médias et Pouvoirs à l’Institut catholique de Paris. La cohérence et l’honnêteté intellectuelle ne voudrait-elle pas qu’elle démissionne d’une université confessionnelle dont les représentants, les évêques, viennent de publier un texte « La dignité de la procréation », opposé à la PMA sans père.

Ces deux déclarations contre les hommes montrent la faiblesse des arguments de celles qui les ont défendus. Car un père, un homme – comme une mère – ne se définit par sa violence, laquelle est condamnable, quel qu’en soit l’auteur.

Mais, le père, tout de même, relève d’une autre histoire, d’une autre singularité, celle d’une humanité sexuée dans laquelle l’altérité est la condition de la fécondité. Alors, Mesdames, à votre tour, ne soyez pas violentes, en assassinant le père pour des motifs sournois.

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