Chronique : « Le quotidien Libération ouvre enfin les deux yeux : La Manif Pour Tous a bien raison »

A deux reprises cette semaine, le quotidien « Libération » a publié des tribunes reconnaissant que La Manif Pour Tous a raison. La première, publiée lundi 23 avril, « Oui, La Manif Pour Tous avait raison (sur tout) », rendait hommage à notre vision anticipatrice des conséquences de la loi Taubira, avec notamment la PMA sans père et la GPA. La seconde, parue le lendemain, est signée par Daniel Borillo, juriste. Il y reconnait que la gauche a falsifié l’histoire de notre opposition. Il était temps. Mais attention, au final, derrière ces tribunes, la haine des corps transpire et n’annonce rien de réjouissant.

Daniel Borillo déclare que la gauche a jeté l’opprobre sur La Manif Pour Tous, reconnaissant ce que nous avons toujours dit : « l’objet de la controverse ne fut pas tant le mariage gay que sa principale conséquence : la filiation homoparentale ». Il souligne aussi que « ni la Manif pour tous ni les Eglises n’ont utilisé aucun argument religieux » et que le mouvement citoyen « n’a nullement eu besoin de la Bible pour agencer son discours », estimant « que la production d’arguments contre l’égalité des filiations homoparentales ne provenait pas de la droite réactionnaire mais plutôt de la gauche socialiste ». C’est ce qu’il appelle le « familialisme « à la française » (…) familialisme de gauche (qui) a articulé une « métaphysique républicaine«  de la cohésion sociale et de la structuration psychique des individus fondée sur l’institutionnalisation de la différence sexuelle ». Et il n’hésite pas à dire que la gauche « essaye aujourd’hui de minimiser sa frilosité (…) en désignant la Manif pour tous comme l’ennemi hégémonique ».

Daniel Borillo est l’ami de l’ultra libéral Gaspard Koenig. Ils proposaient en 2015, dans une tribune « Qui peut décider de mon sexe, de ma dignité, de ma mort ? », « d’inscrire la libre disposition de soi dans la Constitution comme un droit fondamental. De là découleraient toutes les libertés qui restent mal assurées en droit français : liberté procréative, liberté sexuelle (…) » (Libération, 6 avril 2015). Ils se plaignaient du fait que « pour s’opposer à la PMA pour tous, on avance fréquemment un argument relevant du « bon sens biologique«  : un enfant est issu d’un homme et d’une femme et a donc besoin d’un père et d’une mère ».

Comme nous le voyons, Daniel Borillo est un déconstructeur radicalisé : toujours moins de raison dans ses revendications, mais toujours plus de subjectif. Et surtout cette peur de l’autre, cette haine de la différence des sexes, cette détestation du corps, du charnel, de l’incarné.

Ô secours, les cathares reviennent !