Le Monde – PMA : les doutes de certains députés La République en marche

Bien qu’Emmanuel Macron se soit engagé à ouvrir la PMA aux couples de femmes, des positions contrastées sur les questions de bioéthique et en particulier relatives à la PMA cohabitent au sein de la majorité.

Prendre le temps, une nouvelle fois. Le gouvernement a décidé de repousser de plusieurs mois l’examen de l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. « On est plutôt sur un calendrier de fin d’année 2019, deuxième semestre 2019, et si ça déborde, ça déborde », a déclaré, lundi 4 mars sur LCI, Marc Fesneau, le ministre des relations avec le Parlement, expliquant que « le premier ministre [Edouard Philippe] et le président de la République [Emmanuel Macron] ont fait le choix de donner le temps au débat ».

Le 22 janvier, la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, avait pourtant annoncé que le texte serait déposé « en juin » en conseil des ministres. Mais le nouveau renvoi de cette promesse du candidat Macron, à quelques semaines des élections européennes où l’exécutif souhaite faire le plein de voix à droite, nourrit des doutes au sein de la majorité sur la volonté réelle du pouvoir de la mettre en œuvre.

D’autant que cette décision intervient après le refus, le 21 février, de la commission des conflits de La République en marche (LRM) de sanctionner la députée Agnès Thill. De nombreux parlementaires s’attendaient pourtant à ce que l’élue de l’Oise soit exclue du parti et de la majorité après ses nombreux propos polémiques contre la PMA. LRM s’est contentée d’une simple « mise en garde » assortie d’une menace d’exclusion « si [Agnès Thill] venait à renouveler un tel comportement ».

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