Le Figaro – À quoi servent les pères ?

PSYCHOLOGIE – Malmenée par les évolutions sociétales, la figure paternelle reste fondatrice pour les psychanalystes.

Dans le remarquable documentaire que l’ancien footballeur Olivier Dacourt a consacré aux blessures intimes de six grands joueurs – Ma part d’ombre, d’Olivier Dacourt et Marc Sauvourel (Fr., 2017, 85 min), actuellement visible sur Netflix -, une récurrence frappe: le rôle prédominant, dans l’ascension de chacun, que leur père a eu. «La plus grosse pression de ma vie, de ma carrière, y confie le champion du monde Thierry Henry, c’était de mettre un sourire sur le visage de mon père, ou même juste d’apercevoir une de ses dents.»

Un père d’une exigence sans répit, attaché à ne relever que ce qui n’allait pas chez son fils, dans son jeu, ses prestations, incapable de l’encourager ou le valoriser. «T’as raté ça, t’as raté ça… Donc je me suis forgé une carapace car je savais qu’à la fin de chaque match il allait me dire tout ce que j’avais raté», se souvient le joueur. De cette dureté paternelle, Thierry Henry reconnaît paradoxalement qu’elle lui a permis de pouvoir se confronter, tout au long de son (…)

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Source : 
http://www.lefigaro.fr/sciences/2019/01/11/01008-20190111ARTFIG00267–quoi-servent-les-peres.php?redirect_premium