En France, depuis 2013, des atteintes majeures sont portées à l’intérêt supérieur de l’enfant : en effet, dans le cadre de la loi Taubira qui a ouvert le mariage et l’adoption pour deux hommes ou deux femmes, l’adoption est utilisée pour se procurer un enfant et non plus pour redonner un père et une mère à un enfant qui a été privé des siens.

C’est un renversement complet, un détournement de l’adoption, celle-ci existant pour répondre aux besoins d’enfants orphelins.

En outre, avec la loi Taubira, on rend l’enfant une deuxième fois orphelin de père ou de mère. Un comble pour ces enfants déjà blessés par la vie.

A cela s’ajoute un autre détournement : en effet, malgré la mise en garde du Conseil constitutionnel sur ce point, la loi Taubira est utilisée pour attribuer une deuxième mère à des enfants nés de PMA à l’étranger, la conjointe de la mère obtenant l’adoption plénière de l’enfant en vertu de ce texte.

Ainsi, alors que la PMA « sans père » est illégale en France, la loi Taubira permet de contourner cet interdit !

On en vient, étape par étape, au droit à l’enfant, et même au droit à l’enfant à tout prix !

Car la gestation pour autrui (GPA, ou pratique des mères porteuses) se développent aussi, la même loi ayant les mêmes conséquences : des couples commandent un enfant à l’étranger, l’un d’eux étant bien le père et le conjoint adoptant ensuite l’enfant. La loi Taubira permet de contourner aussi l’interdit de la GPA !

Ainsi, alors que les partisans du mariage Taubira n’ont pas cessé, en 2012-2013, de nier ces conséquences, la France est en fait d’ores et déjà confrontée au développement de ces pratiques.

Le drame étant que les enfants concernés sont, par définition, privés de père ou de mère. Et l’on sait bien que deux femmes, aussi merveilleuses soient-elles, ne remplaceront jamais un père, comme deux hommes ne remplaceront jamais une mère.

C’est pourquoi, en conscience, et pour les générations à venir, les militants de La Manif Pour Tous poursuivent leurs actions, à commencer par celles qui permettront de remettre en cause la loi Taubira le plus tôt possible.

Comme l’actualité le montre régulièrement, la loi Taubira n’est pas acquise, bien au contraire : la question de son abrogation – sans rétroactivité – est bien présente et le restera. Certes, quelques-uns prétendent que l’abrogation est impossible. En réalité, il est évidemment possible juridiquement de revenir à la définition universelle du mariage, la seule possible compte-tenu de la réalité humaine et du sens même du mariage : une institution destinée et faite pour le couple homme/femme, le seul susceptible de fonder une famille.

Les conséquences de la loi Taubira sont véritablement immenses. C’est une question de civilisation, la question centrale étant le respect de notre humanité, à commencer par le plus faible, l’enfant. C’est aussi le sens de l’altérité sexuelle (à l’encontre de l’idéologie du genre), du mariage, de la filiation et donc de la famille. C’est encore la finalité de la politique, de la loi et de la démocratie.

En outre, non contents de ces atteintes déjà si graves portées à l’intérêt de l’enfant, les gouvernants actuels mènent aussi une déconstruction accélérée de la politique familiale, dont l’enfant, au final, fait encore les frais.

Ainsi, après la mise en place de nouvelles conditions pour le congé parental qui, dans les faits, conduit à réduire sa durée d’une année entière, il y a eu la baisse du plafond du quotient familial, la mise sous conditions de ressources des allocations familiales, la fiscalisation et le plafonnement de la majoration de pension pour ceux qui ont élevé 3 enfants ou plus, etc.

A côté de la loi Taubira et de ses conséquences, ces mesures peuvent paraître moins graves.

Ce type de mesures constitue, pourtant, un levier puissant de soutien, ou au contraire d’abandon des familles. Cette déconstruction de la politique familiale, d’ailleurs, est sans doute à l’origine de la chute de la natalité observée par l’INSEE depuis le début de l’année 2015.

Ces enjeux sont essentiels pour la personne et pour l’ensemble de la société. Défendre la famille et l’enfant exige une immense persévérance : car il faut non seulement agir pour empêcher la poursuite de telles mesures, mais aussi pour préparer la reconstruction à mettre en œuvre dès que possible.

D’ores et déjà, il faut repenser de fond en comble la politique de la famille, en commençant par revoir ses fondements et ses finalités :

  • Compte-tenu du contexte idéologique, il faut réaffirmer les seuls fondements respectueux de l’enfant et de la famille : celle-ci est fondée par et sur le couple homme/femme, qui en assume en commun la responsabilité. Il faut aussi promouvoir la complémentarité des sexes, le mariage, le lien sexualité-procréation, etc.
  • Compte-tenu, aussi, des difficultés grandissantes vécues par les familles, les objectifs doivent être ambitieux : il est urgent de favoriser le renouvellement des générations en permettant aux couples d’accueillir autant d’enfants qu’ils le souhaitent ; il est impératif, aussi, de favoriser la stabilité de la famille et d’améliorer les conditions d’éducation des enfants.

Voilà pourquoi La Manif Pour Tous agit sans relâche pour se faire entendre des leaders d’opinion et des politiques de tous les partis, au cours de rendez-vous, meetings, universités d’été, colloques… et manifestations bien-sûr !