Une fois de plus, François Hollande méprise les familles (Communiqué de presse)

Alors que, dans un courrier du 6 juin invoquant un agenda chargé, François Hollande a refusé de recevoir les dirigeants de La Manif Pour Tous à propos de la GPA, pratique scandaleuse de location de femmes, le Président de la République a trouvé du temps pour recevoir l’Inter-LGBT à la veille de la Gay pride et céder à de nombreuses revendications de ce lobby. 

La Marche des fiertés prévue demain à Paris a notamment pour revendications « les droits des personnes trans », la « redéfinition de la filiation pour la fonder sur l’engagement parental », afin « d’établir la filiation des enfants dès la naissance (…) avec tous leurs parents, indépendamment de leur genre, de leur nombre (pluriparentalité) et de leur mode de conception » (c’est à dire en incluant la PMA « sans père » ou la GPA. Elle a aussi pour revendication de « mettre en place une éducation à la sexualité prenant en compte la question du genre… ». Ces revendications radicales traduisent bien le caractère extrémiste de l’inter-LGBT qui déconstruit la société en déstabilisant son socle : la famille.

Comme le montrent les échanges d’hier entre François Hollande et l’inter-LGBT, le Président de la République souhaite à nouveau céder au chantage d’une ultra-minorité pour laquelle toutes personnes s’opposant à la moindre de ses revendications, quelles qu’en soient les conséquences pour l’enfant et pour la société, est immédiatement coupable d’homophobie, de lesbophobie, de transphobie et, plus largement, de LGBTphobie.

La menace de ce procès en homophobie sert aux associations de l’Inter-LGBT à faire passer toutes sortes de revendications communautaires qui, sous couvert de lutte contre un manque de respect, sont en réalité des bouleversements de société graves et profonds.

Au cours de ce rendez-vous, François Hollande a promis la suppression d’une circulaire sur les grossesses liées à des PMA « sans père ». Cette circulaire est la mise en œuvre de la loi (code pénal 511-24) visant à lutter contre la conception d’enfants délibérément conçus orphelins de père. La suppression de cette circulaire reviendrait à encourager les gynécologues à oublier le respect de la légalité et à poursuivre dans la voie du droit à l’enfant.

Après avoir dit et répété qu’il attendrait l’avis du CCNE, François Hollande s’apprête une fois de plus à faire le contraire de ce qu’il a annoncé. Reste à savoir si les Français s’en étonneront encore ?

Sur la question du changement d’identité sexuelle, un basculement majeur se profile, qui consisterait à accorder le changement d’identité sexuelle sans constat médical. Confondant volontairement les questions transsexuelles et transgenres – on parle désormais des « personnes trans » -, le lobby LGBT a jeté le trouble afin d’obtenir le changement d’identité sexuelle sur la base de simples attestations de l’entourage personnel, professionnel ou associatif.  En réalité, faciliter à l’extrême le changement d’identité sexuelle n’est pas conforme à la protection des personnes et de la société.

Qu’il s’agisse de la procréation à n’importe quelle condition, de la pluri-parentalité (pour le lobby LGBT, un enfant peut avoir 3, 4, 5 parents, voire plus !) ou de la remise en cause des identités sexuelles homme-femme, l’enfant sera encore et toujours la victime de ces mesures acceptées par François Hollande, lequel a pour unique objectif sa réélection en 2017.