En rose et bleu (n°4) – La Chronique de Ludovine

 

Rome : le réveil des consciences européennes s’amplifie !

Après la France, la Croatie, l’Allemagne, l’Autriche, la Finlande, la Slovénie… c’est désormais en Italie que la défense de la famille et des droits de l’enfant prend de l’ampleur.

La manifestation organisée par un collectif emmené par La Manif Pour Tous Italia-Generazione Famiglia à laquelle nous avons participé avec des centaines de milliers d’Italiens, dénonçait le projet de loi Cirinnà, du nom de la sénatrice porteuse du projet d’union civile incluant l’adoption pour les couples de même sexe.

Trois choses nous ont frappées : d’abord, comme en France et dans tous les pays concernés, la même inspiration idéologique (genre, égalitarisme et bouleversement de civilisation) et la même mécanique d’enfumage sont à l’œuvre. La manœuvre se fait par étape : la première est celle du mariage de deux hommes ou de deux femmes ou d’une union dont les effets sont identiques à ceux du mariage (avec, en particulier, l’accès à l’adoption). La deuxième est celle de la PMA « sans père », puis la troisième, la GPA. En effet, dans un premier temps, la finalité du mariage, qui est de fonder une famille, est d’abord niée pour ne parler que des sentiments mutuels et de leur reconnaissance par la société. C’est ensuite que le droit à l’enfant est invoqué : les couples de même sexe n’ayant pas la possibilité de concevoir un enfant sans recourir à un tiers, l’accès aux techniques susdites devient un dû pour réparer « le scandale de l’infertilité sociale des couples de même sexe » (sic) : l’inégalité est à nouveau invoquée alors même que les situations des couples homme-femme et de même sexe ne sont pas comparables pour ce qui est de fonder une famille. Les Italiens, en l’occurrence, ne se laissent pas tromper : ils dénoncent vigoureusement le procédé !

Ensuite, l’opposition au projet de loi Cirinnà est constituée par une bonne partie des responsables politiques, de droite, mais aussi de gauche. A Rome, le débat est ouvert, les Italiens ne sont pas manichéens, même si Mme Cirinnà a été jusqu’à dire « peu importe l’opposition, il faut voter ce projet de loi. », affichant là son mépris pour ses opposants. Néanmoins, cela change de la scène française, où les idéologues qui nous gouvernent depuis 2012 n’ont cessé de refuser le débat, cherchant à nous disqualifier par la technique éprouvée de l’extrême-gauche : traiter tout opposant de « réactionnaires », « extrémistes », etc.

Enfin, cette manifestation montre que les Européens sont de plus en plus nombreux à prendre conscience des enjeux : des mouvements de défense de la famille fondée sur la filiation père-mère-enfant naissent et se développent partout en Europe dans le sillage de La Manif Pour Tous qui a vu le jour en France à l’automne 2012. Tous travaillent en lien étroit avec le mouvement français. Ainsi, le Parlement finlandais doit rouvrir prochainement le débat sur le mariage de deux hommes ou de deux femmes suite à une pétition citoyenne achevée il y a quelques semaines. 2015 a été aussi marquée par un référendum en Slovénie dont l’issue a conduit à l’abrogation de la loi qui avait ouvert le mariage aux couples de même sexe.

Tous ces signes sont encourageants. Ils montrent que la diffusion de l’idéologie du genre qui sous-tend le mariage entre deux hommes ou deux femmes n’est pas inéluctable ; que protéger le mariage et la filiation est possible en agissant avec détermination et persévérance ; que le droit de l’enfant prime sur le reste, au contraire du droit à l’enfant qui lui, n’existe pas.